RĂ©guliĂšrement, en France, une compĂ©tition acharnĂ©e, extrĂȘmement sĂ©lective, oppose diffĂ©rents concurrents qui visent tous le mĂȘme objectif : la victoire finale. Il y a des favoris, des outsiders, des habituĂ©s, des novices. Pendant de longs mois, parfois des annĂ©es, ils se sont prĂ©parĂ©s, entourĂ©s dâĂ©quipiers et de spĂ©cialistes, ils ont Ă©tudiĂ©, dĂ©cortiquĂ© les stratĂ©gies qui doivent les mener au sommet. Ils savent tout les uns des autres, les forces et les faiblesses de chacun. Et ils ne se feront pas de cadeau. Mieux, ils vont ruser, parfois biaiser, dissimuler des informations essentielles pour mieux Ă©craser la concurrence. François Mitterrand pensait que cet affrontement constituait « lâune des derniĂšres grandes aventures humaines ». Son successeur Ă lâĂlysĂ©e, Jacques Chirac, lâavait lui aussi Ă©voquĂ©e dans Une nouvelle France : « les FrançaisâŠ
