Elles sont lourdes, tes paupières, petit Gérard. Tu obéis à ma voix. Non, ce n’est pas celle de Michel Drucker, c’est celle d’un autre, et cet autre, c’est moi, et elle te donne chaud, cette voix qui n’est pas celle de Michel Drucker, ni celle du psychanalyste Jacques Lacan, ni même celle du président Mao, c’est une autre voix, et elle te donne chaud, très chaud, d’une chaleur insupportable, alors tu vas décider d’enlever ta veste, d’abord, pour commencer. Elle brûle maintenant tes bras et ton dos, dépêche-toi de t’en débarrasser, oui tu peux la jeter, la femme de ménage la ramassera.
Tu essaies de te lever mais tu n’y arrives pas, car je ne t’en ai pas donné l’ordre, tu m’obéis comme tu as obéi à Laurent Ruquier, il…
