Il aura suffi d’une petite phrase prononcée dans la cour de l’hôtel de Beauvau, par une froide matinée d’automne, pour déclencher une salve de questions sur la sécurité en France. En laissant la place à Edouard Philippe, le 3 octobre, Gérard Collomb, encore ministre de l’Intérieur pour quelques minutes, n’a pas manqué d’exprimer son inquiétude. « Je suis allé (…) des quartiers de Marseille au Mirail à Toulouse, à la périphérie parisienne, Corbeil, Aulnay, Sevran (…) La situation est très dégradée et le terme de reconquête républicaine prend, dans ces quartiers, tout son sens. Parce que, oui, aujourd’hui, c’est plutôt la loi du plus fort qui s’impose, des narcotrafiquants, des islamistes radicaux. (…) Il faut une vision d’ensemble pour recréer de la mixité sociale parce que aujourd’hui on vit côte…