Nicolas de Staël, l’éblouissement
En 1954, dans une lettre à Jeanne, son amour impossible, Nicolas de Staël, installé dans le Midi depuis un an, écrit: « Les bateaux, jamais je n’ai peint comme cela. La couleur claque, dure, juste, formidablement vibrante, simple, primaire. J’ai fait en une nuit de détresse, une après-midi, et au retour de Marseille les plus beauxtableaux de ma vie. » Staël a 40 ans. Lui le Russe dont la famille a fui la Révolution en 1917 vit enfin dans le Sud cher à son ami René Char. Une maison à Lagnes, un voyage en Sicile et le fameux Castellet de Ménerbes feront de juillet 1953 à juin 1954 une année capitale. Il peindra 250 toiles, rencontrera Jeanne. La couleur, la lumière et la passion. Trois déchirements,…
