Après des années d’atermoiements, la réforme de l’audiovisuel public arrive ce lundi dans l’hémicycle. Un texte dont l’avenir pourrait bien dépendre du groupe frontiste. Objectif affiché de la création de la future holding : renforcer la cohérence et la puissance du service public audiovisuel, à l’heure où 62 % des Français s’informent via les réseaux sociaux, selon les données avancées par le co-rapporteur Virginie Duby-Muller. « Il s’agit de s’adapter aux usages, sans remettre en cause l’indépendance des rédactions », assure la députée DR, rejetant les accusations de « plan social caché » portées par plusieurs syndicats.
Un vieux débat relancé, mais toujours clivant. À gauche, la réforme est jugée dangereuse pour la pluralité de l’information. Inquiet d’une concentration accrue du pouvoir exécutif sur l’audiovisuel public, le socialiste Emmanuel Grégoire…
