« Valentine, c’est un couteau suisse. » Ainsi parle Hélène Bertin, la jeune artiste qui a consacré cinq années de sa vie à exhumer l’œuvre oubliée de Valentine Schlegel, répertoriant ses créations, lui dédiant un livre et deux expositions. Née en 1925, Valentine Schlegel, esprit libre et atypique, a développé une pratique plastique quotidienne entre Paris et Sète, sa ville natale. «À l’image d’un couteau suisse, elle maîtrise plusieurs techniques pour réaliser des objets usuels d’une beauté sculpturale: vases en céramique, couverts en bois, sandales en cuir, cheminées de plâtre.» Après un passage aux Beaux-Arts, Valentine Schlegel travaille comme costumière et régisseuse pour le Festival d’Avignon, dont le créateur, Jean Vilar, est son beau-frère. Puis la voici à Paris, où elle découvre l’art de la céramique et enseigne le modelage…
