L’amer à boire. Eh bien, ce n’est pas si pénible ! La preuve avec le retour en grâce des bitters, ces liqueurs apéritives ou digestives issues de l’infusion ou de la macération de plantes amères. L’Apérol et le spritz ont fini par lasser, mais, dans leur sillage, leurs cousins italiens (Campari, Fernet-Branca et l’insolite Cynar à l’artichaut), allemand (Jägermeister), caribéen (Angostura) et notre vieille Suze à la gentiane trouvent de nouveaux adeptes, notamment chez les jeunes. De même que les bières IPA (Indian Pale Ale), à l’amertume plus marquée.
Et à manger. Au coeur de l’hiver, les salades amères tiennent le haut du pavé : frisées, scaroles, pissenlits, chicorées et endives, qui rebutent de moins en moins. D’abord car il existe de nouvelles variétés plus douces, mais aussi parce que…