Un grand blond sort d’une berline noire rue Saint-Honoré, un quartier chic de Paris. Costard bien coupé, la quarantaine, James nous tend sa main manucurée. Ce banquier anglais, installé depuis vingt ans en France, a l’air un peu nerveux. « Je suis de la vieille génération, pudique, c’est gênant de recourir à une agence matrimoniale, nous avoue-t-il dans un français parfait, avec une pointe d’accent british.
J’ai un peu honte, je ne veux pas que les gens le sachent. » Dans quelques heures, James va peut-être trouver l’amour. L’agence matrimoniale Ivy International, spécialisée dans la clientèle aisée, a organisé un rendez-vous galant avec Sofia, une architecte franco-italienne, mère de quatre enfants, installée à Rome. « James recherche une femme hyper-belle, de type mannequin, détaille Nathalie Linotte, sa matchmakeuse, son entremetteuse,…