C’est une lettre d’amour, immense, d’une mère à ses deux fils uniques. Une lettre que l’un, Serge, 3 ans, est trop petit pour lire et que l’autre, Paul, autiste sévère, 10 ans mais 18 mois pour toujours, ne lira jamais. « Spécial, différent, exceptionnel, extraordinaire… Il y a bien des mots pour qualifier Polo dont on a poli les contours, les arêtes et les angles, afin d’éviter que quiconque s’y blesse », écrit Minh Tran Huy. Simple, pur, dur, ce texte absorbe toutes les chaleurs, les glaçures et les détresses humaines en une même étreinte. Ton frère n’est pas qu’un joyau de justesse, c’est aussi une invitation à la réflexion, une mise au point salutaire sur nos lâchetés devant Polo, son monde, le handicap. En refermant ces pages, Polo devient…