Le photographe allemand Thomas Hoepker ignore tout de la boxe mais est fasciné par Mohamed Ali, « charmant, spirituel, lunatique, dégourdi et impénétrable ». En 1966, pour le magazine Stern, il rencontre le champion du monde de boxe à Londres, avant et après son combat contre Brian London, puis le « colle aux talons » jusqu’à Chicago. Le suit au restaurant, dans une boutique de beignets où il drague la jolie fille du boulanger (qui deviendra sa seconde épouse), parfois chez lui. « Une fois au gymnase, Ali m’aperçoit debout dans l’ombre. Il fonce vers moi, brandit son poing devant mon grand angle : gauche, “boum”, droite, “boum”, gauche ! La lumière est faible, franchement exécrable. J’essaie de faire la mise au point sur le poing, j’enchaîne trois clichés à…
