L’exemple qui, la semaine dernière, venait à l’esprit était celui de l’agonie des cités grecques désapprenant le beau geste de voter et sombrant dans la tyrannie.
Et je pourrais y ajouter aujourd’hui celui de la dernière République romaine, quand, après Actium et la victoire d’Octave sur Antoine, après que se sont tus les orateurs républicains et que les élégiaques Tibulle, Properce et Mécène ont couvert leur noble voix, disparaît l’habitude de voter, puis celle de délibérer, puis, très vite, le goût pour la forme démocratique même.
Mais on pourra aussi observer, en sens inverse, qu’on ne votait pas moins à Sparte qu’à Athènes.
On pourra, et devra, noter qu’on vota indifféremment, à Athènes, pour la mort de Socrate et pour les réformes de Clisthène.
Et on rappellera que, dans la…